Association ethnographique

Catégorie : actualité-sorties en costumes (Page 8 of 10)

« A l’époque de Prosper Mérimée » par le Temps du Costume Roussillonnais.

Prosper Mérimée, l’un des premiers inspecteurs généraux des Monuments Historiques, va venir en Roussillon en 1834. Il s’appuie sur des érudits catalans pour sensibiliser à la protection des monuments du passé. L’association Le Temps du Costume Roussillonnais a évoqué avec brio cette période méconnue avec les tenues qui étaient alors à la mode, ainsi que celles des gens du peuple fidèles au costume catalan, dans une pérégrination au sein de la cité. Les spectateurs ont eu l’honneur d’avoir en plus une explication historique concise apportée par madame Clarisse Réquéna, docteur es-lettres et spécialiste du sujet

Villefranche-de-Conflent, dimanche 3 octobre 2021

Le Temps du costume roussillonnais à l’époque de Prosper Mérimée

Alors que la fête du champignon battait son plein dans la cité médiévale de Villefranche-de-Conflent, classée par l’Unesco, les membres de l’association « Le Temps du costume roussillonnais » défilaient par les rues, revêtus de leurs plus beaux atours, émanés directement du XIXe siècle.

L’animation a commencé Porte de France par une présentation générale du thème de la journée « Au temps de Prosper Mérimée », hommage à l’inspecteur général des Monuments historiques qui, à l’occasion de sa première tournée, se rendit en Roussillon. Là, il entama le long processus qui mènera, dans toutes les régions de France, à repérer et nommer des correspondants pour les Monuments historiques. Mais aussi, Mérimée visita en compagnie du Catalan François Jaubert de Passa (1785-1855) plusieurs sites parmi lesquels, non loin de Villefranche, Serrabona. Il précise alors, dans ses Notes d’un voyage dans le midi de la France (Paris, Fournier, 1835), que plusieurs éléments du prieuré sont composés de marbre provenant des carrières de Villefranche-de-Conflent.

Bref, cette présentation générale, introduite par Laurent Fonquernie, président du « Temps du Costume roussillonnais », par Fanny, Adjointe du Patrimoine (Remparts de Villefranche de Conflent) représentant le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, puis par Clarisse Réquéna, spécialiste de Prosper Mérimée, fut suivi d’une lecture d’extraits de La Vénus d’Ille, nouvelle que Mérimée publia après son voyage dans le Roussillon (Revue des Deux Mondes, 15 mai 1837). Mérimée met en scène un archéologue parisien, qui lui ressemble fort, à la rencontre de son homologue catalan.

Une brève description de son passage par le Canigou en compagnie d’un guide catalan, Jean Coll, aboutit à un dialogue des plus savoureux entre les deux personnages. La lecture par Jacques Forcade (le guide) et Alain Hersart (l’archéologue parisien) a permis d’emprunter la machine à remonter le temps pour se retrouver en 1834 tant le talent des deux comédiens a su ressusciter l’atmosphère de la nouvelle et de l’époque. À n’en pas douter, Mérimée aurait fort goûté cette performance !

Plusieurs textes furent ensuite lus au gré des pérégrination par la cité en divers endroits comme devant la magnifique église. Ce choix de lectures résulte des recherches érudites que Laurent Fonquernie mène dans les fonds des bibliothèques et dans les archives, secondé activement par les membres de l’association, notamment par Marie-Christine Giraud pour la mise en œuvre des costumes historiques. Il s’agissait de rendre compte de la vision qu’eurent au XIXe siècle plusieurs visiteurs venus d’outre-Roussillon. Ainsi en fut-il pour le récit d’une arrivée à Villefranche publiée en 1841, de l’affaire des poisons et de l’emprisonnement des coupables ou présumées telles à la citadelle de Villefranche, d’un extrait du journal local d’alors, Le Publicateur en 1833, des danses catalanes évoquées par Amable Tastu, de l’aplec de Font-Romeu en 1821, des bienfaits du thermalisme à propos de Vernet-les-Bains en 1840, de la festa major décrite par Amédée Achard. Ces textes ont permis de mettre en lumière la beauté du Roussillon, son mystère et son originalité.

Le travail de l’association « Le Temps du costume roussillonnais », à travers ses restitutions, rend ses lettres de noblesse à une région dont les coutumes, l’art de vivre, commence à s’effacer au XIXe siècle. Plusieurs raisons président à ce déclin comme l’industrialisation uniformisante. Nombre de Romantiques comme Mérimée, Théophile Gautier, Arthur de Gobineau notamment ont lancé un cri d’alarme contre ce phénomène et partirent en quête des vestiges d’une société dont les caractères originaux tendaient à disparaître. « Le Temps du Costume Roussillonnais », à travers son travail de recherche et de mise en valeur du costume, permet de rappeler le souvenir d’une époque où, malgré des difficultés inhérentes à chaque période de l’histoire, l’individu était une personne avec ses caractéristiques propres au sein d’une communauté rurale ou urbaine. Le surmesure était alors la règle, l’homme n’obéissait pas encore aux machines qui étaient censées le libérer.

En tout cas, le maire de la cité de Villefranche-de-Conflent, classée au patrimoine UNESCO, Patrick Lecroq, ne s’y est pas trompé en misant sur la présence de ce rouage important pour les Monuments Historiques que constitue « Le Temps du Costume Roussillonnais ». Il a clôturé l’animation par un discours pour remercier l’association et dire sa satisfaction.

C.R.

Le TCR à Saint-Hippolyte pour la « Diada de la catalanitat »

La diada de la Catalanitat, le dimanche 19 septembre à Saint Hippolyte, réunissait tout ce que le département compte d’associations défendant la langue, la culture et le patrimoine catalans, au cours d’une journée conviviale animée par la cobla Tres Vents, Els Salanc’aires, Ball dels gegants, Ramon Gual etc…

Pour Le Temps du Costume Roussillonnais c’était l’occasion de se faire connaître auprès des responsables d’associations et de nouer des contacts avec certaines d’entre elles.

Notre stand a été très visité par de nombreuses personnes en quête de renseignements sur le port de la coiffe catalane, de la barretina ou de la gandalla, ainsi que sur nos costumes différents de ceux des groupes folkloriques.

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Peut être une image de 2 personnes, y compris Marie-Christine Giraud
Peut être une image de 2 personnes, y compris Marie-Christine Giraud
Peut être une image de 3 personnes, y compris Marie-Christine Giraud
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Peut être une image de Marie-Christine Giraud, position debout et plein air

Hommage au compositeur François de FOSSA

Le 31 août 2021 avait lieu le traditionnel anniversaire de la naissance de François de FOSSA avec la dynamique association les Amis de François de Fossa.

Le Temps du Costume Roussillonnais a tenu a faire acte de présence en tenues des années 1800 lors du superbe concert donné en l’église la Réal de Perpignan.

Une très belle évocation pour le centenaire de la Font del Gat de Perpignan

Ces vendredi 20 et samedi 21 août, le Temps du Costume Roussillonnais a fêté le centenaire de la Font del Gat de Perpignan, emblématique guinguette et fabrique des limonades du même nom. Quelques images de ce superbe événement !

Conférence de Sylvain Chevauché au Dali Hôtel.
Plus de 60 personnes étaient réunies pour suivre la conférence.
Une partie de l’exposition de peintures du Roussillon des années 20 et 30.
Inauguration de l’exposition avec les élus.
Le bal catalan avec la cobla Mil.lenaria
Une partie des personnes costumées pour l’occasion.
Visite guidée du quartier Art déco par Philippe Latger

La Font del Gat de Perpignan : une histoire retrouvée…

« La Font del Gat » fut, de sa création en 1921 à sa fermeture en 1962, un café emblématique du Perpignan des Années folles et de l’après-guerre.

Il fut fondé par Justin Patrouix, qui exerçait depuis 1890 à Perpignan comme fabricant de boissons gazeuses. Il vient s’établir au cœur du nouveau quartier des Platanes tout juste créé par la destruction des remparts de la ville : au n°18 du boulevard Jean Bourrat, à l’emplacement de ce qui fut par la suite le « Park Hôtel – Restaurant Le Chapon Fin » et aujourd’hui l’hôtel « Campanile Perpignan Centre ».

Ce quartier devint rapidement un lieu de sociabilité. Le square était le siège de rallyes automobiles, le rendez-vous de promenade des familles et de amourettes des jeunes gens. Naturellement, « La Font del Gat » s’imposa comme rendez-vous naturel de ces divers publics. Un « club bouliste de La Font del Gat » fut même créé pour accompagner ces réjouissances.

Le rendez-vous des artistes : Les frères et sœurs Bausil (la maison du peintre Louis était située immédiatement au-dessus des escaliers monumentaux de la place Molière) y prirent leurs habitudes. Se jouèrent ainsi les premiers chapitres de la relation d’Albert Bausil avec le jeune Charles Trénet, qu’il initia à l’art et à la poésie. Charles Trénet restera toujours fidèle à cette adresse. Ici aussi le peintre André Fons-Godail, fidèle ami de la famille Patrouix, avait pension complète. Ce fut en son honneur que Trénet composa l’une de ses chansons les plus méconnues : « Fons-Godail ». Le peintre immortalisa d’ailleurs les abords de l’établissement et tous les abords du square jusqu’au hameau de Château-Roussillon.

Haut lieu de la Résistance : Pendant la Seconde guerre mondiale, sous la houlette d’Antoine et Madeleine Patrouix, figures actives du réseau « Bourgogne » aux côtés de Jean Olibo, « La Font del Gat » fut un des hauts lieux de la résistance perpignanaise : alors qu’au café rien ne transparaissait et que, parfois, des Allemands pouvaient être servis au comptoir, dans les chambres de l’hôtel était caché le Grand Rabbin de Hongrie et, dans les caves, des pilotes américains.

En 1954, le jeune fils de la famille, Fernand Patrouix, élève des Beaux-Arts de Paris, réalisa avec son camarade Henri Van Moë, dans la salle de l’établissement, une grande fresque consacrée au Roussillon et à ses coutumes : on y voyait des Catalans buvant au porró, un ermite et sa capelleta, des jeunes gens à baratine et à coiffe catalane dansant la sardane, sur un fond où se détachait le clocher de Saint-Jacques et le Castillet. Cette fresque a malheureusement disparu avec l’ancien bâtiment après la fermeture en 1962.

Le Temps du Costume Roussillonnais vient de ranimer les 20 et 21 aout 2021 le souvenir de ce lieu important pour la mémoire des Perpignanais.

Le TCR au 1er Salon du costume historique d’Albi.


C’est dans le hall du Grand Théâtre d’Albi qu’a eu lieu ce dimanche 13 juin 2021 le premier salon du costume historique.
Les séries historiques ont le vent en poupe et avec elles les costumes comme les robes longues, les caracos tout en dentelles et fines broderies, les crinolines et autres vestons, sans oublier les nombreux accessoires.

Cette première édition organisée de main de maître a réuni près d’une centaine d’exposants, ainsi qu’une trentaine de stands de costumiers, créateurs, associations de passionnés de reconstitution, mais aussi organisateurs d’événements costumés. Les associations toulousaines « Historia Tempori » et « Jupons et Plastrons » ont montré le XVIIIe s. pour les uns, l’évolution des modes entre le 19e et le 20e siècle pour les suivants. L’occasion pour les visiteurs de découvrir aussi des ateliers, des animations, et les associations de reconstitution.

Durant cette journée, le Temps du Costume Roussillonnais a tenu un stand de présentation et a désiré représenter le XVIIIe siècle roussillonnais avec des tenues de la bourgeoisie catalane, « menestrales » et bourgeois honorés.  

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